30 septembre 2009
photo du mois - septembre 2009 - rainette verte
La rainette verte australienne (Litoria caerulea) est très répandue dans dans toute la partie Nord/Nord-Est du pays. Le moindre point d'eau est propice au développement de cette espèce et l'individu photographié ici a été trouvé le long d'un canal d'irrigation dans les plaines arides des Mitchell Grass Downs près de Winton, Qld.

PS : la carte est à jour.
21 août 2009
photo du mois - août 2009 - matin d'orage sur Channel Country

31 juillet 2009
photo du mois - Juillet 2009 - Forêt tropicale.

La rivière Henrietta Creek traverse la forêt tropicale des hauteurs de Cairns, Qld.
03 juillet 2009
photo du mois - Juin 2009 - Le Python Vert
Le python vert – Morelia viridis (ou Chondropython viridis, c’est pareil) est un serpent qui, comme son nom l’indique, fait partie de la famille des Pythonidae. Il n’y a pas 36 familles chez les serpents, juste une douzaine, selon les avis, et les pythons se partagent l’affiche avec les boas dans le style « gros serpents qui mangent des grosses bestioles en les étouffant avec leurs gros muscles ». Bon, c’est un peu basique mais pas complètement faux.
Ces deux familles regroupent en effet les espèces de serpents les plus massives (comme l’anaconda vert, représentant des Boidae ou encore le python réticulé, Pythonidae asiatique). Mais certaines espèces sont parmi les plus petites du monde (voire les genres Candoia ou encore Antaresia).
Tous les pythons et boas sont des animaux constricteurs, c’est-à-dire qu’ils tuent leurs proies d’une manière très propre. Tandis que nous égorgeons les cochons et les regardons se vider durant de longues minutes, tandis que nous hachons à la chaîne des poulets entiers pour en faire de succulents hamburgers que nous mangeons avec nos doigts, les pythons et boas ne mangent pas avec leurs doigts, eux. Ils attrapent leurs proies avec leurs mâchoires et les étouffent dans leurs annaux. La mise à mort est en général assez rapide, en tout cas plus rapide que celle d’un taureau dans une arène espagnole.
Toutes ces espèces évoluent dans des biotopes très variés, essentiellement sous les tropiques (sauf certaines espèces, genre Eryx par exemple), des plaines humides du Pantanal aux déserts du centre australien, en passant par les forêts humides d’Angola. Ça fait rêver.
Le python vert est une espèce arboricole des forêts tropicales de Nouvelle-Guinée et de la Péninsule du Cap York, au nord du Queensland, en Australie. Il chasse à l’affût, se tenant immobile durant des heures, attendant patiemment le passage d’un micromammifère ou d’un piaf qu’il détectera à l’aide de récepteurs thermosensibles situés sur ses lèvres (les six petits trous sur la lèvre inférieure et les trois fossettes sous la narine, voir photo). Quelle merveille ! La vision thermique chez des bestioles aussi primitives !

Python vert – Morelia viridis – en chasse dans la forêt tropicale d’Iron Range NP, Queensland.
Le python vert illustre un bel exemple de convergence évolutive, créant un duo avec le Boa émeraude d’Amérique du Sud (Corallus caninus). Ces deux espèces occupent les mêmes milieux, se nourrissent du même type de proies et ont des morphologies similaires. De taille moyenne (1.5 à 2 mètres), de couleur identique – vert chez les adultes, jaune ou rouge chez les juvéniles - ils présentent les mêmes postures de chasse et de repos. Tout pareil, à ceci près que le python est ovipare alors que le boa est ovovivipare (c’est justement ce qui différencie les deux familles, plus un truc avec les mâchoires, mais j’ai oublié).
See ya next month !
01 juin 2009
photo du mois - Mai 2009 - Surprise !
Il n'y aura pas de photo du mois pour le mois de mai 2009, vous ne le méritez pas.
23 avril 2009
photo du mois - Avril 2009 - La vipère péliade.
Souvenez-vous, au début de l'automne dernier je vous avais annoncé un grand changement dans mes sacro-saintes habitudes.
J'avais en effet dévoilé que j'allais passer l'hiver à faire des photos d'oiseaux. Quel scoop ! Quelle hot news !
La réaction fut d'ailleurs immédiate : la presse du monde entier se déchaîna, me harcelant de questions, allant même jusqu'à interviewer mes parents dans leur maison de retraite ! Honteux !
Mais voilà, l'hiver est fini. Il fait beau, il fait chaud, ça sent la sueur et les blés. Et du coup ça m'excite et ça me donne envie de faire certaines activités pas catholiques. Cela me donne envie de tenir dans mes mains certaines choses longues et dures. Certaines choses qui se cachent souvent dans des trous et qui bougent quand on les touche.
Vous l'aurez compris, j'ai envie d'attraper des gros serpents.
Et le Hot Snake du moment est ... la vipère péliade !

Femelle vipère péliade - Vipera berus - près de Nogent-sur-Seine (10).
Et pis c'est tout !
21 mars 2009
photo du mois - Mars 2009 - Le petit gravelot
Celles et ceux qui suivent un minimum ce blog - et ils se comptent sur les doigts d'une main de lépreux - auront remarqué l'absence de photo du mois de Février 2009.
La raison de ce manquement est assez complexe et est liée à une pléthore de facteurs plus ou moins interdépendants dont les principaux sont la crise économique intergalactique que l'on vient de se prendre en pleine figure - il est vrai que c'était pas facile à voir venir (pouf pouf), le retour de Céline Dion sur scène - même si on aurait préféré la voir gisante sur une scène de crime plutôt qu'agonisante sur une scène de théâtre, le réchauffement climatique ou Global Warming (prononcez "Globaleu Warneminegueu") qui engendre un second phénomène plus destructeur encore appelé le phénomène des "plus d'saison" - exemple : prenez une personne d'âge respectable (prononcez "vieux") et parlez lui du temps qu'il fait, et bien après quelques minutes de débat intense et agité, le vénérable papy ou la vénérable momie arrivera à la conclusion que de toute façon "Y a plus d'saison et ça, c'est à cause du Globaleu Warneminegueu". C'est scientifique.
Bref tout ceci pour dire que j'ai pas eu le temps ou que j'ai oublié de mettre la photo du mois de février et que de toute façon je fait ce que je veux, c'est mon blog. C'est scientifique.
Sinon, quoi d'neuf ?
C'est le printemps aujourd'hui ! Trop bien !
Et au printemps, la vie reprend ses activités. Les petits oiseaux bandent, les écureuils bandent, les poissons bandent et les fleurs bandent. Moi-même je dois avouer ...
Quelle parfaite transition pour vous parler d'un petit oiseau qui bande pas mal en ce moment : le petit graveleux.
Le petit graveleux, de son vrai nom vernaculaire : le petit gravelot (Charadrius dubius - parce qu'il en descend, dubius) est un limicole de la famille des Charadridés (comme les vanneaux et les pluviers).
Il niche en France et hiverne en Afrique - comme ça il touche les allocs sans se les geler en hiver - on l'observe donc à partir du printemps jusqu'à la migration d'automne. Cette espèce affectionne les zones pauvres en végétation, près de l'eau, et niche sur les sols sableux et caillouteux. En Touraine, on rencontre le petit gravelot sur les sablières des bords de Loire, sur les îles inondables et les plages mais aussi sur des points d'eau stagnante comme les lacs, étangs, carrières ...

Petit gravelot - Charadrius dubius - femelle nicheuse photographiée dans une carrière à Truyes en Touraine.
Malheureusement, à cause de la crise économique, beaucoup de petits graveleux sont licencieux.
28 janvier 2009
photo du mois - Janvier 2009 - La Mouette ivoire
Gone with the Wind, The Ivory Gull.
The Ivory Gull spends its summer holidays in the extrem north of Iceland. But this year ...

Mouette ivoire - Ivory Gull - Pagophila eburnea. Gujan-mestras (33), FRANCE, 24/01/09.
More pictures in Birds Portfolio.
29 décembre 2008
photo du mois - Décembre 2008 - La bécassine sourde
En hiver, les bécassines sourdes (Lymnocryptes minimus) quittent la taïga et migrent vers le sud. On peut alors les observer dans certaines zones humides de Touraine. Ce limicole, de la famille des Scolopacidés, est très discret et s'observe rarement en pleine activité. Le plus souvent les individus sont "levés" et ne décollent qu'à quelques mètres de l'importun.

Bécassine sourde - Lymnocryptes minimus - dans son milieu.
30 novembre 2008
photo du mois - Novembre 2008 - Le Bécasseau violet
N'en déplaise à Brigitte Bardot - dont je saisi à l'instant le nom dans Google pour vérifier si elle est morte ou pas, attendez ... ah oui ... elle est bien vivante, merci Wikipedia - certains animaux subissent tous les jours, sur cette Terre de justice et d'équité où le bien être de son prochain passe avant nos préoccupations personnelles, où les enfants rient à pleines dents où les vieillards rient à pleins dentiers, où le Dieu unique fédère les peuples et où l'Homme vit en harmonie parfaite avec la Nature, semant les graines de l'avenir d'une main et des bombes thermonucléaires de l'autre, avec de petites fleurs dans les cheveux ; certains animaux, disais-je avant de m'écouter écrire, subissent des souffrances terribles.
Les exemples sont nombreux. Les caniches sont obligés de vivre avec des vieux. Les poulets Bio sont nourris au soja Chinois. Les globicéphales sont massacrés en Europe au nom d'une tradition débile (tape "massacre globicéphale" sur Google, c'est sympa). On coupe les nageoires des requins pour apprendre les bonnes manières. La liste longue, trop longue.
Le pire est que tous ces actes ne sont pas motivés par les besoins vitaux de l'Homme, ce sont des traditions, rien de plus. Voilà jusqu'où est capable d'aller l'espèce humaine pour assouvir son besoin de spiritualité et se prouver sa supériorité.
Enfin, pour en revenir aux îles Féroé, lorsque la mer est rouge et que les Danois sont noirs, alors sont les bécasseaux violés.
Si vous ne l'aviez pas vu venir, c'est que vous ne venez pas assez souvent sur le blog.

Bécasseau violet - Calidris maritima - sur la plage de Porz Doun à Ouessant (29).
Le bécasseau violet hiverne sur les façades Atlantiques d'Europe et d'Amérique du nord. S'il hiverne en Europe, cela signifie qu'il niche beaucoup plus au nord. C'est pas idiot comme principe. En effet, ce limicole se reproduit sur les côtes Scandinaves, dans la toundra sibérienne et au Groenland, selon l'étendue de la banquise.
Très grégaire, il est souvent observé au milieu de groupes de tourne-pierres à collier. En hivernage, il affectionne les plages de gros galets et les côtes rocheuses très exposées aux vagues. L'île d'Ouessant offre au bécasseau violet le biotope idéal et à l'observateur des points de vue sans équivalent.
Eric







