Tribute to the Sales Bêtes

Eric SANSAULT - Si c'est Aussie j'y vais aussi !

01 décembre 2009

photo du mois - novembre 2009 - Feu de bush.

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Feu de bush, Karijini NP, WA.

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25 novembre 2009

La clé qui ouvre les portes de la connaissance ...

Afin de changer un peu des reptiles et des piafs, je vais vous parler aujourd’hui d’une de mes passions récentes : les odonates.

Les odonates, je le précise à l’intention des fans des 2B3 ou autres ingénieurs en microélectronique transits d’inculture qui me lisent par milliers et qui feraient mieux de plancher sur des moyens de régler le problème de la réduction de la biodiversité plutôt que de créer la micro puce plus jolie, plus petite et plus performante que la précédente et qui fera gagner des millions de dollars à une multinationale qui n’en a pas besoin, les odonates disais-je, avant de me couper la parole, les odon … euh, au fait, pour les fans des 2B3, Filip n’est pas mort, il se cache dans une favela de São Paolo en attendant son opération de changement de sexe … bref, les odonates sont aussi appelés « Libellules » par le commun des mortels et, refusant avec obstination de faire partie du commun des mortels, je les appellerai donc « odonates ».


En Australie, il existe environ 300 espèces d’odonates réparties en 30 familles. Certaines de ces familles, comme les Lestidae, les Aeschnidae ou encore les Cordulidae sont aussi représentées en France – et plus largement en Europe.

Je ne vais vous expliquer en détail la vie des odonates et tout ce qui tourne autour, j’ai pas envie et de toute façon il y a de très bons livres sur ces insectes, bouquins que tout entomologiste en herbe ou confirmé se doit d’avoir. Concernant l’Australie, j’ai choisi de ne traîner avec moi qu’un seul ouvrage : « The complete field guide to Dragonflies of Australia » par Günther Theischinger et John Hawking. L’excellente clé de détermination est, comme souvent, plus utile que les illustrations qui sont ici pour ainsi dire à chier, alternant prises de vue de spécimens morts sortis pour l’occasion du bocal de formol dans lequel ils stagnaient depuis 30 ans et photos floues et surexposées à partir desquelles nous pouvons uniquement déduire : « ah bah ouais, c’est bien une libellule ».

Par contre, encore une fois, la clé de détermination est vraiment super et permet de retomber sur ces pieds à chaque coup.

Pour celles et ceux qui se demandent ce qu’est une clé de détermination, sachez qu’il s’agit d’une méthode de détermination par étapes. Cela consiste à « avancer » dans l’arbre phylogénétique pour passer par exemple de l’ordre à la famille, de la famille au genre et du genre à l’espèce. Concrètement, vous regardez votre bestiole et vous lisez votre clé en même temps et cela se présente comme ça : « si tel truc est rond tu vas passer à l’étape 2 ou si ce même truc est carré tu vas voir à l’étape 3 ». Ainsi de suite jusque ce vous puissiez mettre un nom sur votre bestiole. Alors, chez les libellules, c’est facile, 300 espèces c’est vraiment pas beaucoup, mais allez voir du côté des coléoptères ou des hyménoptères et ça devient très vite du haut niveau.

Les caractères à identifiés sont souvent minuscules : nervures des ailes, appendices annaux, organes génitaux et il faut parfois l’aide d’une loupe pour s’en sortir.

À mon grand regret, je n’ai pas tellement le temps de me mettre à fond sur les odonates d’Australie – sinon je serai toujours en train de courir dans la flotte avec mon filet pour les attraper – je n’ai donc pas investit dans un filet « à libellules ». Mais quand j’ai vraiment envie de savoir à quelle espèce appartient tel ou tel odonate, je me débrouille comme je peux en faisant des photos « utiles ».


Bon, assez de blabla, passons aux images.


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Brachydiplax denticauda.


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Diplacodes trivialis.


Australie_0153___24_novembre___Ischnura_aurora

Ischnura aurora.


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Rhyothemis graphiptera.


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Orthetrum migratum.

 

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23 novembre 2009

La vipère mortelle de la mort qui tue du désert fatal.

Il n’y a pas de vipères en Australie. C’est triste, mais c’est comme ça, il faut voir les choses en face. De tous les continents qui jouissent de la présence d’ophidiens, l’Australie est le seul sur lequel les Vipéridés ne sont pas représentés. Pas de bol pour moi, ma famille de serpents favorite est, comme de par hasard, les Vipéridés.

Mais la nature fait bien les choses et, alors qu’elle se faisait chier un soir en regardant le Bigdill, Dame Nature décida de créer, en Australie, une bestiole qui ressemblerait à nos bonnes vieilles vipères de l’Ancien Monde afin de combler cette niche écologique laissée vacante sur le continent perdu. Et oui, la vie n’aime pas les espaces vides.

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La journée, les vipères de la mort se cachent sous les buissons de spinifex. Trop facile.

Le genre Acanthophis est représenté en Australie par une dizaine d’espèces (tous les spécialistes ne sont pas d’accord quant au nombre exact de taxons et les liens de parenté entre ces taxons sont encore assez mal compris). On trouve aussi des vipères de la mort en Nouvelle-Guinée.

Si l’on superpose les aires de répartition de toutes ces espèces, on constate que les Acanthophis sont répandus à travers toute l’Australie sauf l’extrême sud-est et la Tasmanie. On rencontre les vipères de la mort dans des biotopes très variés, des forêts tropicales du Cape York aux dunes de sable rouge du désert de Simpson en passant par les plaines arides du centre Queensland.

Appartenant à la famille des Elapidés (c-à-d plus apparentées aux cobras, mambas et taipans qu’aux vipères vraies et crotales), les vipères de la mort sont des serpents discrets et sédentaires, chassant à l’affût le jour, tapis sous la litière végétale, et ne se déplaçant que la nuit sur de courtes distances. La technique de chasse consiste à attirer la proie à l’aide d’un leurre, en l’occurrence l’extrémité de la queue du serpent qui, agitée afin d’imiter le déplacement d’une chenille ou d’un ver va tromper un gecko ou un scinque imprudents. Une fois à portée de crochets, la proie est frappée à une vitesse fulgurante et le serpent lui injecte une quantité suffisante mais respectable d’un venin puissant.

Bien que faisant partie des espèces de serpents les plus venimeuses au monde, les vipères de la mort sont très peu agressives. Si on les approche, les Death Adders, comme on dit ici, préfèrent rester immobiles, confiantes en leur camouflage, plutôt que d’attaquer.

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Vipère de la mort du désert – Acanthophis pyrrhus, parc national de Millstream-Chichester, WA.

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22 novembre 2009

Coche d'un jour, coche de toujours.

C’était par une fin d’après-midi étouffante, nous étions, Rose, Anthony et moi, en train de birder sur la côte ouest, au niveau de Broome. Anthony spotait à la longue-vue, recherchant avec acharnement quelque bécasseau spatule, tandis que votre serviteur se niquait les yeux avec ses jumelles, essayant tant bien que mal de faire le tri dans la foule de limicoles qui s’étalait à nos pieds.
La suite risque de faire très mal aux quelques membres de la Dunnock Team qui me lisent quand ils ont du temps à perdre et qui sont déjà psychologiquement affaiblis par la dernière migration d’automne, une des pire dans l’histoire de l’ornithologie française.
Nous étions donc là, le cul dans le sable par 35°C, le guide d’identification qui va bien ouvert sur les genoux, le chapeau de touriste vissé sur la tête et l’humeur joyeuse, bref en deux mots nous étions « au taquet ».
Bécasseaux à cou roux, chevaliers de Sibérie, bécasseaux de l’Anadyr et autres gravelots de Leschenault s’affairaient à fouiller la vase à marrée montante, dernier repas avant la nuit. Quand soudain, je la vis, si mignonne sur ses petites pattes jaunes et tellement élégante avec son long bec courbé. C’était la première fois pour moi, je cochais. L’adrénaline montait en moi et déjà je ressentais une vague de chaleur m’envahir. Sans hésitation aucune, j’annonçais fièrement ma trouvaille tout en gardant mon sang froid : « Bargette de Terek !! Et blam !! »
Je me tourne alors vers mon camarade, un grand sourire aux lèvres et les yeux pétillants. Anthony me répond : « Ah, ouais, sympa. J’ai déjà la coche, t’aurais pu la faire à Karumba, je sais pas c’que t’as branlé. »
Je suis sûr qu’il était jaloux car je l’ai vu avant lui ce soir-là.

PS : j’ai pas encore de photo de la bargette, alors je mets d’autres trucs.

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Bécasseaux de l’Anadyr - Calidris tenuirostris.

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Chevalier de Sibérie - Tringa brevipes.

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08 novembre 2009

Bilan des 6 mois.

Petit bilan des 6 mois.  

Premier constat : ça passe vite, trop vite. 

Deuxième constat : l’Australie est un pays fantastique qui mérite vraiment d’être visité en profondeur. Le problème, c’est que c’est plein d’Australiens, mais je reviendrai sur ce point.

 

Chaque bilan se doit d’avoir son lot de chiffres en tout genre, alors voici les principaux :

-       50 000 km parcourus (soit 6000 litres de pétrole).

-       50 000 déclenchements, 5000 photos conservées, 500 photos pas trop pourries.

-       250 espèces de piafs, 60 espèces de reptiles (15 serpents), 30 espèces de mammifères identifiées.

-       2 voitures utilisées ( et deux crevaisons, une fuite de liquide refroidissement, un wallaby éclaté, une vitre réduite en éclats à cause d’un méchant petit caillou, un pot d’échappement pas loin de finir sur la route et je m’en tire vraiment bien).

 

Australie_0141___19_octobre___Devil_s_Marbles

Devil’s Marbles, NT.

 

Concernant le pays et la nature sauvage, certains endroits méritent vraiment de s’y attarder. Il faudrait pouvoir passer une année entière sur les hauteurs de Cairns (Atherton Tableland) pour apprécier réellement ses patches de forêt pluviale et ses étangs tropicaux à l’avifaune très riche (ah, Bromfield Swamp ...). Les petits coins très peu connus qui sont encore préservés des hordes de touristes sont souvent les plus dépaysants, je me rappelle très bien de ma nuit au petit camping d’Henrietta Creek, en pleine forêt tropicale, cherchant des scinques aquatiques (Eulamprus quoyii) sous les galets qui bordent la rivière. Je me rappelle surtout de la sensation d’être seul au monde à seulement 80 km de Cairns. Car au delà  des grandes villes de la côte Est et de la frénésie touristique des Kakadu NP, Uluru-Kata Tjuta et autres Blue Mountains, l’Australie c’est aussi et surtout la solitude des grands espaces ainsi que la relation étroite entre l’homme et la nature. Il est courant de rouler 3 heures sans croiser le moindre véhicule et nombreuses sont les journées durant lesquelles j’oublie l’existence de l’Homme sur la planète.

Ma traversée rapide du territoire du Nord n’a malheureusement pas complètement répondu à mes attentes. Bien qu’occidentale, la culture australienne est tout de même assez éloignée de la notre. Il y a beaucoup de comportements que je ne comprends pas. Dans le genre « gestionnaires restrictifs » les responsables des parcs nationaux du Northern Territory sont passés maîtres dans l’art d’exploiter les ressources des terres aborigènes et de faire payer les milliers voire millions de touristes réduits, rarement malgré eux, à suivre le mouvement tels de gentils moutons consommateurs.

Le plus marquant a été la visite du very famous Uluru – Kata Tjuta NP, à environ 400 km au sud-ouest d’Alice Springs. Je n’ai pas tellement envie de m’étendre là-dessus, mais disons que je suis allé de surprise en surprise (et pas que des bonnes, très peu de bonnes d’ailleurs). Sachez que l’entrée du parc est payante (25 dollars pour 3 jours – mais je m’en suis bien tiré sur ce point), que le parc possède des horaires d’ouverture et de fermeture – donc pour prospecter la nuit dans les dunes de sable à la recherche du woma ou de vipères de la mort du désert c’est pas pratique – et que toute l’ambiance touristico-aborigino-restrictive sent l’hypocrisie à plein nez. Sortez du sentier et vous risquez une amende de 110 dollars, ne prenez pas des photos de n’importe quoi car certains sites sont sacrés mais si vous allongez la monnaie, le niveau de sacralité peut diminuer miraculeusement.

L’argent et la consommation sont d’ailleurs les principales raisons d’être du Kakadu NP, à l’Est de Darwin. Les chauffeurs des cars de touristes laissent tourner le moteur et la climatisation pendant que les 30 passagers piquent une tête dans un trou d’eau plein d’algues (saison oblige), ça peut parfois durer une heure et c’est très rageant. Un matin, je signale à un ranger une importante fuite d’eau dans les toilettes du camping, on me répond que la saison des pluies arrive et que ce n’est pas la peine de réparer. Un comble !

 

Australie_0143___2_novembre___Little_Red_Flying_fox

Little Red Flying-fox, sortant par milliers au crépuscule sur la Katherine River, NT.

 

Paradoxalement, c’est dans le territoire du nord que j’ai fait les plus belles rencontres humaines. Tout d’abord Daniel, croisé à Trephina Gorge, crapahutant dans les rochers et qui m’invita à passer une nuit chez lui, à Elliott, pile poil entre Alice Springs et Darwin, deux semaines plus tard. Puis ce sont Jurij et Renata qui, profitant d’une conférence de physique atomique à Melbourne, décidèrent de faire un tour dans le centre du pays pour voir l’Ayers Rock (Uluru). Je les prends en stop à l’entrée du parc et eux me payent le billet. On a passé la journée ensemble, Jurij a même attrapé un moloch, il était tout fou, on aurait dit un gosse !

Enfin, à Kakadu, alors que je me baladait avec mes jumelles, un jeune homme se dirige vers moi avec un bouquin sur les piafs et me demande : « Euh, sorry, av you cine zis beurd ? » C’est Anthony, un naturaliste de 26 ans. Lui et sa copine Rose font aussi le tour du pays dans une optique naturaliste (optique de coche en fait). Ils s’y connaissent en tout, herpéto, piafs, entomo, bota, et bêtes à poil. Nous décidons de faire toute la côte Ouest et une partie de la côte Sud ensemble.

Nous sommes désormais tous les trois en Australie Occidentale (WA), état qui, dès notre traversée de la frontière (trop long à raconter ici), me paraît encore plus strict et réglementé que les précédents. J’ai réussi à me faire gueuler dessus par un ranger car je m’étais écarté du chemin d’environ 5 mètres. Tel le gardien d’un camp de travail polonais, le méchant ranger australien est là pour remettre le mouton rebelle sur le droit chemin. Pour revenir brièvement sur le passage à la douane, disons que même les SS ne fouillaient pas aussi bien les voitures quand ils cherchaient des juifs.

Mais toutes ces rencontres alors ? Tout n’est pas perdu !

Effectivement, sauf que Daniel est d’origine Hollandaise a baigné dans la culture Européenne toute sa vie, que Renata et Jurij sont slovaques et vivent en Suisse et que Rose et Anthony sont Français (Bretons, pour être précis, c’est pas tout à fait pareil).

 

PS : la carte est à jour avec deux nouvelles images.

 

Australie_0145___4_novembre___Demansia_sp

Demansia sp., petit Elapidé non venimeux. J’attends une réponse d’un spécialiste pour être sûr de l’espèce.

 

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30 septembre 2009

photo du mois - septembre 2009 - rainette verte

La rainette verte australienne (Litoria caerulea) est très répandue dans dans toute la partie Nord/Nord-Est du pays. Le moindre point d'eau est propice au développement de cette espèce et l'individu photographié ici a été trouvé le long d'un canal d'irrigation dans les plaines arides des Mitchell Grass Downs près de Winton, Qld.


2009_09___Rainette_verte_Australienne


PS : la carte est à jour.

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21 septembre 2009

THE carte de la mort qui tue.


Sur une idée lumineuse d’une personne qui se reconnaîtra, je mets en ligne une petite carte du pays sur laquelle j’ai tracé le parcours réalisé jusqu’à présent.


MAP_0003___7_novembre


Cette carte sera mise à jour au fur et à mesure et vous pourrez la consulter en cliquant sur le lien « Carte » situé à votre gauche. Si vous cliquez sur la carte, elle s’affiche en plus grand et c’est trop bien.

Je présente aussi quelques photos des milieux traversés. N’hésitez pas à vous balader sur Google Hearth ou Google Maps pour avoir plus de détails, vous vous rendrez aussi mieux compte de l’immensité des espaces.

13 - 5 novembre - Wyndham

13___5_novembre___Wyndham


12 - 26 octobre - Kakadu NP

12___26_octobre___Kakadu_NP


11 - 3 octobre 2009 - Glen Annie Gorge dans le parc de Ruby Gap, Territoire du Nord.

11___2_octobre___Ruby_Gap


10 - 1er septembre 2009 – « Big Red », désert de Simpson, Qld

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9 - 7 août 2009 – Lawn Hill NP, Qld

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8 - 5 août 2009 – Alexandra Creek, Savannah Way, Qld

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7 - 16 juillet – Bromfield Swamp, Cairns Tableland, Qld.

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6 - 7 juillet 2009 – Bramston Beach, pas loin de Cairns, Qld

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5 - 30 juin – Iron Rage NP, péninsule du Cap York, Qld

06_30___Iron_Range_NP___Tropical_Rainforest_0007


4 - 15 juin 2009 – The Channel Country, Qld

06_15___The_Channel_Country_0029___Morney_Plains


 


3 - 8 juin 2009 – Lake Wabby, Fraser Island, Qld

06_08___Fraser_Island__QSL_0220___Lake_Wabby


2 - 17 mai 2009 – Three Sisters, Blue Mountains National Park, NSW

05_17___Blue_Mountains_NP_0007___The_3_Sisters


1 - 6 mai 2009 - Opéra de Sydney, NSW

05_06___Sydney_0016___Op_ra_de_Sydney



 

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Birdsville Races, quand la bière rencontre la poussière.

L’Homme moderne (Homo sapiens sapiens) est un mammifère placentaire commun sur tous les continents. Outre une bipédie permanente et des pouces opposables, peu de caractéristiques physiques permettent de distinguer un Homme d’un chimpanzé ou encore d’un poisson rouge.

Lâché dans une nature hostile et sans pitié, l’Homme se sent faible et démuni. En effet, bien que Dame Nature ait doté le lion de griffes acérées, l’aigle d’une vue perçante et le scorpion d’un dard au venin mortel, elle n’a pas daigné équiper l’Homme de tous ces outils de base, indispensables pour se nourrir et se défendre, bref, indispensables pour survivre. Ce qui confère à l’Homme sa suprématie sur le monde animal et le maintient au rang du super-prédateur par excellence est son incroyable intelligence. Le lion possède des griffes, l’Homme créé le fusil ; l’aigle possède une vue perçante, nous fabriquons la longue-vue ; le scorpion possède un venin mortel, nous inventons la chaussure de randonnée avec semelle ultra-résistante pour écraser ces sales bêtes. Nous ne sommes pas tous égaux face à l’intelligence, enfin, quand je dis « nous », c’est surtout à vous que je pense. Déjà, il y a plus de 2000 ans, alors que les Romains, ces idiots, pensaient crucifier un schizophrène, certains grands esprits savaient qu’il s’agit là du fils de Dieu. Plus récemment, lorsque ce chancelier visionnaire allemand se proposa de transporter gratuitement, dans le seul but de les instruire, des familles entières des milieux cosmopolites européens vers des établissements modernes où parents et enfants pourraient travailler au calme, à la campagne, sans risquer d’être déconcentrés, certains sombres esprits s’offusquèrent devant la création de ces camps de concentration. Enfin bref, tout ça pour dire que c’est bien au seul génial cerveau humain que nous devons les plus importants changements et les plus grandes inventions de cette planète. De la Messe de Requiem de Mozart à la chaise électrique en passant par le préservatif et la bombe atomique, l’Homme ne cesse de se surpasser.

D’un point de vue strictement éthologique, l’Homme est une espèce particulièrement intéressante à observer. Animal naturellement grégaire et social - sans toutefois être sociable – l’Homme se rassemble parfois en très grand nombre dans le but de s’adonner à une activité commune. Qu’il s’agisse d’un match de football, d’une partouze ou encore d’une manifestation anti-avortement, il existe de nombreux exemples de rassemblement humain à travers le monde.

Poursuivant mon périple australien, j’ai eu la chance d’être le témoin du regroupement humain le plus important au sud-ouest du Queensland : les Birdsville Horse Races.

Australie_0139___4_septembre___Birdsville_Races

Depuis tout petit, je fais des allergies à la poussière et aux poils de chevaux …


Situé à la frontière du désert de Simpson, le petit village de Birdsville, à peine 120 habitants, organise depuis 1882 une des courses de chevaux les plus célèbres d’Australie. À l’époque, seule une poignée de spectateurs se déplaçaient dans cette région isolée pour assister aux courses. Aujourd’hui, la ville accueille plus de 6000 passionnés venus des quatre coins du pays pour voir courir leur favori, boire de la bière et manger des hot-dogs durant les premiers vendredi et samedi de septembre.

Chacun emporte sa chaise pliante et sa boisson (en général de la bière) et s’installe de préférence à l’ombre en attendant le début des courses. Vendeurs de hot-dogs et de bière font leur chiffre d’affaires pour l’année entière et l’on peut croiser quelques photographes venus de plus ou moins. Du jeune Français, qui faute de shooter des serpents, se rabat sur les chevaux, au reporter Australien, employé du gouvernement, envoyé ici pour couvrir l’événement avant de s’envoler pour la République Tchèque.


Australie_0140___4_septembre___Birdsville

De gauche à droite, la Sainte Trinité. Amen.



Bien que l’homme se rencontre dans tous les milieux de cette planète, des sommets de l’Himalaya aux déserts arides de Namibie, la femme, elle, reste le plus souvent dans la cuisine pour faire la vaisselle. On peut toutefois l’observer à l’air libre, dans le jardin, étendant le linge frais que la douce brise de printemps fera valser le temps d’une matinée d’avril.



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27 août 2009

C'est si bon la frustration !

Je viens de passer deux semaines à sillonner la région de Channel Country à la recherche du taipan. Comme je le disais précédemment, la chaleur d'un printemps précoce réveille la nature et apporte les premières pluies. Les prairies sont en fleurs, les agames se font bronzer sur les routes et les kangourous glandent à l'ombre des arbustes.

En descendant du parc national de Diamantina Lakes, je me suis arrêté sur un bon spot près de Monkira Station. Voici les coordonnées GPS du site, pour celles et ceux qui se baladent sur Google Earth : S:24°55'022'' et E:140°46'678". Cela faisait une semaine que j'attrapais un serpent par jour, une bonne moyenne même si les gentilles bébêtes étaient toutes des Pseudonaja d'Ingram.

Un matin, je trouve une mue de serpent. Une mue toute fraîche, elle n'était probablement pas là la veille. De plus, c'est une mue de taipan à petites écailles (je répète les critères pour les geeks : 23 rangées d'écailles au milieu du corps, écaille anale simple, sous-caudales divisées et large écaille temporale primaire très basse, atteignant presque le bord de la gueule).

Je retourne à la voiture, environ deux kilomètres au sud, et me dirige vers le spot en 4X4, histoire d'avoir le matos sous la main. Le soleil tape dur, le vent du sud réussi à peine à refroidir l'atmosphère et les mouches sont toujours aussi collantes. Vers 15h00, alors que je digérais tranquillement à l'arrière de la voiture, j'aperçois du coin de l'oeil une forme sombre à quelques mètres de moi. Ni une, ni deux, je bondis sur mes jumelles, puis dans mes chaussures, puis hors de la caisse. En effet, la forme sombre n'est autre qu'un taipan à petites zzzécailles ! Il vient de sortir d'une galerie de rongeur et s'est posé à l'entrée, en plein soleil. Je m'approche doucement, très doucement, l'animal ne bouge pas. Moins de deux mètres, je peux l'attraper, je suis tout près et lui, toujours immobile, me regarde tranquillement.

Soudain, une idée me vient à l'esprit. J'en ai pas beaucoup des idées, encore moins des bonnes, mais celle-ci pourra recevoir le Bad Ideas Award. Et oui, au lieu de l'attraper, de faire des photos durant deux heures et de me tripoter sur les-dites photos pendant des jours. Je retourne à la voiture pour chercher mon appareil !! Bah oui, normal !! Du coup quand je me retourne, il est plus làààààà !! Aaaahhhhhh !! La loooooooose !!!!

La suite est moins passionnante. J'ai fait le pied de grue durant 4 jours devant le trou, mais la bestiole n'est jamais ressortie (où alors durant la nuit). Je n'ai jamais été aussi frustré de toute ma vie !

Enfin bref, j'espère en trouver d'autres sur la route de Birdsville et faire des photos sympa. La mue mesurait plus d'un mètre soixante, l'individu observé était très grand et d'un bon diamètre. Ses écailles gris anthracite reflétaient le soleil de ce début d'après-midi. Magnifique. Mais bon, j'arrête, je me fais du mal.

Eric (qui se mettrait des baffes ...)

PS : j'ai gardé la mue, elle trône sur le tableau de bord, histoire de me rappeler qu'il faut toujours saisir sa chance dans la vie.


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21 août 2009

photo du mois - août 2009 - matin d'orage sur Channel Country

2009_08___The_Channel_Country

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